
PLOMB
Publié le 27 Juin 2025

Depuis la loi Climat & Résilience, le DPE est devenu un véritable levier de transformation du marché immobilier. En obligeant à rénover ou à retirer de la location les logements les plus énergivores, le DPE n’est plus qu’une simple formalité : il influence désormais les prix de vente, des loyers, et les délais. Pour mieux en mesurer les effets, la plateforme SeLoger a mis en ligne un outil gratuit, Impact DPE, qui analyse les conséquences de la note énergétique sur l’ensemble du territoire. Les résultats sont sans appel : le DPE influence fortement la valeur perçue et réelle d’un logement.
Les logements classés F ou G, appelés « passoires thermiques », sont de plus en plus pénalisés sur le marché de la vente. En moyenne, ils subissent une décote de 15 %, soit environ –452 €/m² par rapport aux biens de classe D. Cette perte de valeur est encore plus marquée dans certaines zones rurales, où l’écart dépasse parfois les 25 %.
Les logements les moins performants mettent également plus de temps à se vendre : 84 jours en moyenne pour les classes F et G, contre 79 jours pour les autres. Pourtant, les annonces de passoires thermiques continuent d’attirer : à cause de leurs prix plus accessibles, elles génèrent jusqu’à +67 % de contacts pour les biens classés G et +32 % pour ceux en F, par rapport à un bien classé D.
Sur le marché locatif, les effets de la loi sont encore plus visibles. Depuis 2021, le nombre de passoires thermiques à louer a chuté de 64 %, contre 37 % pour les autres logements. Cette baisse s’explique à la fois par des restrictions réglementaires et par une vague de rénovations engagées par certains propriétaires pour améliorer la classe énergétique de leur bien.